L’Individualisme Anarchist (Review) 1904


1845-1945, Historical Work, Max Stirner, Trevor Blake / Wednesday, March 27th, 2019
The Union of Egoists publishes here the first English language translation of a review of L’Individualisme Anarchiste by Victor Basch. Originally published in Revue de Métaphysique et de Morale, Volume 12, Number 5 (September 1904).

L’Individualisme Anarchiste: Max Stirner, par VICTOR BASCH. 1 vol. in 8 de VI-294 pp. (Bibliothèque générale des Sciences sociales, Paris, Alcan, 1904).

Le livre de M. Basch est un de ces rares ouvrages dont on peut dire qu’ils épuisent presque leur sujet. Il décrit d’abord le “milieu d’idées” où s’est formé Stirner, — suit les premiers essais du philosophe, — analyse, puis examine méthodiquement son oeuvre capitale: L’Unique et sa Propriété. Dans une seconde partie, il pose l’individualisme anarchiste entre les deux courants d’idées dont il est le confluent, à moins qu’il n’en soit plutôt le principe et la source commune. Parlant d’une définition de l’individualisme du Droit, il en établit les fondements métaphysiques et biologiques, il en développe la psychologie, la morale, la politique et l’économie politique; puis il fait le même travail pour l’Anarchisme, en opposant les deux systèmes économiques – l’un individualiste, l’autre communiste – dont il s’est tour à tour accommode; enfin, par une double comparaison, il éclaire la nature de l’individualisme anarchiste tel qu’il apparait à travers les forines variées qu’il a revêtues depuis Callicles jusqu’à Stirner et Nietzsche. La conclusion a le mérite de ne point porter sur cette doctrine partiale et simpliste un jugement non moins simpliste et partial, mais d’y reconnaitre un des termes d’une antinomie nécessaire, un des éléments qu’une synthèse sociale ne saurait impunément négliger.

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L’Individualisme Anarchiste: Max Stirner, by VICTOR BASCH. 1 vol. in 8 of VI-294 pp. (General Library of Social Sciences, Paris, Alcan, 1904).

The book of M. Basch is one of those rare works which can be said to almost exhaust its subject. He first describes the “milieu of ideas” in which Stirner was formed, follows the first attempts of the philosopher, analyzes, then methodically examines his main work: The Unique and its Property. In the second part, he posits individualist anarchism between the two streams of ideas of which it is the confluence (unless it is rather the principle and the common source). Defining individualism as the Law, he establishes its metaphysical and biological foundations, he develops psychology, morality, politics and political economy; then he does the same for Anarchism, by opposing the two economic systems – one individualist, the other communist – from which he has in turn accommodated himself; finally, by a double comparison, the book illuminates the nature of anarchist individualism as it appears through the varied forms that it has covered from Callicles to Stirner and Nietzsche. The conclusion has the merit of not burdening this biased and simplistic doctrine with a simplistic and partial judgment, but of recognizing one of the terms as a necessary contradiction, an element that a social theory cannot neglect.